Sur le pont camarade

Vent debout contre la carte scolaire

Ce mercredi 17 février, plus de 200 personnes se rassemblaient en amont de la présentation de la carte scolaire au Comité technique spécial départementale. Le lendemain 18 février, elle était présentée pour avis au CDEN, conseil départemental de l’Éducation nationale.

Le CDEN rend un avis consultatif.

Mais la carte scolaire y a été rejetée, tout comme celle de l’année dernière

Le moins que l’on puisse dire, c’est que celle-ci ne fait pas l’unanimité.

Notre conseillère départementale Delphine Jordan y siège en tant que suppléante et s’est positionnée contre :

Alors que la crise sanitaire met à mal un service public déjà fragilisé par des réductions de postes massives et des réformes contre-productives, qu’elle met à jour des inégalités scolaires criantes, un état psycho-affectif des enfants inquiétant (les violences intrafamiliales sont en forte hausse depuis 2020), des difficultés à enseigner tout en appliquant un protocole sanitaire intenable, le gouvernement fait le choix de continuer à appliquer les vieilles recettes d’austérité et de demi-mesures.

Cette année aurait dû être l’occasion de stopper les fermetures de classes et de donner à l’école les moyens humains et matériels dont elle a réellement besoin pour permettre à tous les enfants de réussir à l’école : une baisse des effectifs significative dans toutes les classes, des postes de maîtres spécialisés, de psychologues et de médecins scolaires en nombre suffisant, un vrai statut pour les AESH (Accompagnan.tes des Elèves en Situation de Handicap).

Nous ne mesurons pas encore bien les conséquences de cette crise sur nos enfants. Il est encore temps de les préserver en faisant le choix de mesures courageuses pour leur bien-être et leur avenir.

Déjà l’année dernière , la carte scolaire avait été rejetée au CDEN du 15 avril 2020. C’était en plein confinement et la pandémie déjà nous alertait sur la nécessaire ambition à avoir pour l’éducation de nos enfants.

Dans cette période d’extrême fragilisation du service public d’éducation liée à la crise sanitaire du Covid 19, aux difficultés et impossibilités posées par la « continuité pédagogique » dans le confinement, ce qui en temps normal est déjà en deçà des besoins réels sur le terrain, est insuffisant pour faire face à la rentrée 2020 dont nous connaissons mal les contours mais qui pour sûr, sera une rentrée historique

Historique parce que les élèves ont été coupés du lien direct avec la classe, avec les enseignants.

Historique parce que les inégalités, déjà bien présentes, en seront d’autant plus creusées.

 Historique parce que nous ne savons pas dans quel état psychologique nous allons retrouver les enfants.

 Historique parce que l’indispensable application des « gestes barrières » est tout simplement impossible dans l’organisation des établissements telle que nous la connaissons.

 Historique parce que nous ne savons pas encore quel sera l’impact à long terme du virus, donc le nombre de personnels touchés et de remplacements nécessaires. Cette crise met à jour cruellement les inégalités scolaires et le besoin de moyens humains et matériels pour le service public de l’Éducation Nationale.

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