Dans quelques mois désormais auront lieu les élections municipales.
Agir localement, c’est commencer à changer le monde. C’est ici que tout commence.
A Avignon et Montfavet, près de 57 000 électrices et électeurs seront appelé·es aux urnes pour élire leur maire et leur équipe municipale et, ainsi, faire des choix majeurs pour l’avenir de leur commune.
Le Rassemblement National poursuit sa progression dans la ville, doublant ses voix en 4 ans :
5 587 au 1er tour des législatives 2020, 6 927 aux Européennes de 2024, 10 120 aux législatives de 2024. La droite est à l’offensive.
Dans ce contexte, les stratégies de division à gauche constituent des menaces pour l’avenir des avignonnaises et avignonnais, les montfavetaines et les montfavetains. Il nous paraîtrait irresponsable qu’en raison de stratégies politiques décidées ailleurs ou d’ambitions personnelles démesurées, Avignon soit livrée au RN porteur d’un projet d’exclusion, de division et de destruction écologique, économique et culturelle.
Pour que la gauche l’emporte aux prochaines municipales, départementales et régionales, mais aussi aux échéances nationales, présidentielles et législatives, elle doit se renforcer en conservant les villes qu’elle dirige et en conquérir en 2026. Elle doit faire vivre le rassemblement, au de-là du discours, dans les actes.
La gauche avignonnaise ne part pas de rien : les deux mandats de Cécile Helle et de l’équipe municipale qui l’a entourée ont mis en œuvre des projets pour améliorer la vie des habitant.e.s. La ville commence à s’adapter au réchauffement climatique (jeux d’eaux dans les parcs, végétalisation dans les cours d’école, réseaux de chaleur et de fraîcheur, développement des mobilités douces et des circuits courts…), préserve le pouvoir d’achat (gratuité du périscolaire et des études, baisse des tarifs des cantines, gratuité des musées…), défend et s’appuie sur les services publics, se transforme.
La gauche devra aller plus loin dans un projet progressiste, écologiste, féministe, humaniste en répondant à de nouveaux défis : là où l’État libéral est défaillant et s’avère incapable de protéger ses citoyennes et citoyens (nous pensons à la sécurité, à la santé, aux bouleversements économiques qu’implique le développement numérique), la ville devra affronter la situation en activant tous ses leviers de compétences.
Piliers de notre démocratie et de la République, nos communes sont des lieux où se façonnent et se mettent en œuvre des politiques publiques déterminantes pour la population et l’avenir de notre territoire.
Face au dérèglement climatique, à la montée des inégalités, au recul des services publics, à la perte de sens démocratique et à la violence sociale, nous n’avons pas d’autre option qu’une action solide et constructive.
Les élections municipales qui approchent ne peuvent être un rendez-vous de plus. Elles doivent être un jalon pour poser les bases d’un projet de société progressiste.
Inspiré·es par les combats sociaux, les luttes écologistes, féministes, antiracistes, par la pensée vivante de nos aîné·es et de nos contemporains engagés, nous lançons un appel au rassemblement et à l’action.
Construisons des villes pour vivre, pas pour survivre en protégeant les plus vulnérables, garantissant les biens communs, développant les services publics locaux, les coopérations avec le monde associatif et les collectifs citoyens, en construisant des ponts entre les quartiers, entre générations.
Nous croyons à une démocratie enracinée, active, populaire, participative.
Nous croyons au rassemblement à gauche, mais aussi à l’ouverture vers toutes celles et ceux qui s’engagent déjà : syndicalistes, associatifs, habitant·es, collectifs.
Avec les forces progressistes dans leur diversité, nous voulons améliorer la vie quotidienne des habitantes et habitants. Nous voulons résister aux politiques d’austérité et faire vivre, au niveau local, la justice sociale et climatique. Nous voulons démontrer, par les actes, par la promotion des services publics, qu’un autre modèle que le libéralisme tout-puissant et le racisme dominant est possible.
Les mois qui viennent, au lieu de prendre le risque de la division, nous nous engageons, modestement, mais résolument, pour une commune qui soit à la hauteur des défis de notre temps. Pour cela, consacrons-nous à :
Créer des assemblées citoyennes locales, ouvertes et participatives.
Élaborer un programme municipal de transformation, ancré dans les réalités locales et les « déjà-là » : alternatives concrètes portées par les actrices et acteurs du territoire.
Constituer une liste de rassemblement, représentative, égalitaire, fidèle à une visée sociale, écologique, démocratique et féministe