Nous ne sommes pas étonnés de voir que le mouvement lycéen ait démarré au lycée Philippe de Girard sur Avignon.
En décembre 2024, nous alertions sur la situation de l’établissement. Dans un communiqué de presse, nous écrivions :
« Des conditions de travail inadmissibles au lycée Philippe de Girard.
Les professeurs du lycée polyvalent Philippe de Girard dénoncent une situation insupportable, où des conditions de travail dégradées nuisent à l’enseignement. Des salles mal entretenues, des équipements défectueux et des problèmes d’isolation, comme des fenêtres impossibles à maintenir en place sous le Mistral, rendent les cours difficiles et dangereux. L’internat, lui, a dû être évacué plusieurs fois pour des raisons sanitaires et électriques. […]
Près de deux ans plus tard, les lycéens demandent des conditions d’études dignes : des établissements entretenus et sécurisés, des équipements qui fonctionnent, des moyens pour l’éducation et des conditions d’apprentissage à la hauteur des besoins.
L’État et les Régions doivent entendre les lycéens et agir.
Nous leur apportons notre soutien.
Les éventuelles dégradations ou violences commises par une infime partie d’entre eux sont à condamner. Mais elles ne sauraient justifier une réponse disproportionnée.
Nous condamnons l’usage de la violence contre des adolescents mobilisés, notamment lorsque des grenades de désencerclement sont utilisées dans le cadre du maintien de l’ordre.
Manifester est un droit.
On ne devrait jamais risquer de perdre un œil parce qu’on porte des revendications.
Le maintien de la tranquilité publique ne peut pas reposer sur la peur ou la disproportion de la force.
Écouter notre jeunesse, répondre à leurs revendications et garantir leur sécurité : c’est la responsabilité des institutions.